L’économie circulaire, remède pour la planète, propos de Christian Brunier, directeur des SIG

Une croissance indéfinie est impossible. Nous n’avons qu’une seule Terre, mais une civilisation du bonheur est possible », René Dumont. 7 piliers résument l’économie circulaire : 1) le recyclage ; 2) l’approvisionnement durable ; 3) l’écoconception ; 4) l’écologie industrielle de proximité ; 5) l’économie de la fonctionnalité (mise à disposition de solutions intégrées « biens + services » pour éviter le gaspillage) ; 6) l’allongement de la durée d’usage par le réemploi et la réparation ; 7) la consommation responsable.

L’économie circulaire se caractérise par les 5 R : réduire, réutiliser, réparer, réusiner et recycler. Les ressources sont gérées dans des circuits-courts, aussi fermés que possible.

Ce cycle vertueux de revalorisation a pour objectifs de produire pas ou peu de déchets et de générer une empreinte écologique la plus faible. Cette production de biens et services, visant la sobriété, limite fortement le gaspillage des matières premières et n’utilise que des énergies renouvelables. La lutte contre l’obsolescence prend tout son sens.

Trois domaines d’actions portent cette économie circulaire : L’offre des acteur-trice-s économiques (approvisionnement durable, écoconception, écologie industrielle et territoriale, économie de la fonctionnalité) ; La demande et le comportement des consommateur-trice-s (consommation responsable, réemploi, réparation, réutilisation) ; La gestion des déchets (diminution des déchets, tri, recyclage et valorisation énergétique).

La Brasserie artisanale genevoise « L’Apaisée » utilise ses drêches, les déchets de malt, pour faire pousser les pleurotes de la champignonnière « Geminoh », sise dans les mêmes locaux. L’eau de refroidissement de la bière sert à arroser les champignons.

Dans plusieurs quartiers, les rejets industriels et la chaleur générée par les centres de données servent à chauffer des bâtiments.

Des tonnes d’habits sont récupérés et portés en seconde main. La nourriture invendue est distribuée aux plus défavorisé-e-s, plutôt que de partir dans les poubelles. Le verre, le carton, l’aluminium et bien d’autres matériaux sont recyclés pour être réutilisés.

Le prêt d’outils aux bricoleur-euse-s se substitue à l’achat individuel de matériel souvent peu utilisé.

L’autopartage évite la multiplication de voitures individuelles passant la majorité de leur temps en parcage.

Les boîtes de dons de livres voient le jour dans plein d’entreprises et de villes.

Nos déchets organiques bien triés deviennent un généreux compost. Le plastique incinéré produit de la chaleur, de l’hydrogène ou de l’électricité.

L’économie circulaire participe à la lutte contre le dérèglement climatique et à la réduction des émissions de CO2. L’antigaspillage doit devenir la règle afin de contrer l’épuisement de nos ressources naturelles.

Les potentiels économiques, écologiques et sociaux, notamment à travers la création d’emplois, de cette alternative économique sont immenses. L’économie circulaire est la base de la nouvelle économie que nous devons construire pour accélérer une réelle transition écologique.

Propos de Christian Brunier, directeur des SIG publié le 19.03.20 sur Linked In à retrouver ici

 

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Rédaction

Modérateur

Vincent Jay

Chef de projets