Les panneaux solaires en fin de vie se recyclent-ils ?

Article publié le 26/06/2017 sur le site Usine Nouvelle. 

Pour Andreas Wade, directeur mondial développement durable chez First Solar, l’industrie photovoltaïque ne peut pas se cacher indéfiniment derrière son label « écologique », et doit faire face au volume grandissant des panneaux photovoltaïques en fin de vie. Ils seraient recyclables à 90 %. (...)

Toute industrie compétitive met la gestion de ses coûts au premier plan de ses préoccupations. Il est en de même pour l’industrie photovoltaïque. Il n’est donc pas évident de convaincre tous les acteurs de cette industrie de prévoir comment réduire, à long terme, l’impact lié au volume de panneaux solaires en fin de vie.

Pourtant, les panneaux photovoltaïques sont fabriqués à partir de matériaux de valeur, notamment du verre, des plastiques, des stratifiés de caoutchouc, des métaux et des matériaux semi-conducteurs tels que du silicone cristallin ou du tellure de Cadmium "Cad-Tel" (CdTE). Si ces composants sont réunis pour produire de l’électricité solaire pendant 25 ans ou plus, ils se prêtent également à un recyclage à forte valeur ajoutée. En effet, chaque composant a de la valeur et peut être réutilisé une fois qu’il est séparé du module qui l’encapsulait. Géré efficacement, ce processus de séparation et de traitement devient un cycle de régénération qui permettra à l’industrie photovoltaïque d’entrer dans l’économie circulaire.

Recyclables à 90 %

Alors que dans le secteur automobile, on arrive à recycler 75 % du poids d’un véhicule moyen, et que dans l’industrie électronique, on parvient à un pourcentage de 45 %, on peut recycler jusqu’à 90 % des panneaux photovoltaïques en matières premières pour l’industrie ; comme le verre, le caoutchouc et du plastique. First Solar utilisé aussi le semi-conducteur CdTe dans son process.

Avec un taux de récupération de plus de plus de 90 %, un kilo du semi-conducteur de Fisrt Solar peut être réutilisé 41 fois, pour générer deux gigawatts-heure d’énergie propre, tout en déplaçant 1 100 tonnes métriques de dioxyde de carbone sur 1 230 ans, avant qu’il ne devienne inutilisable dans l’un de nos panneaux solaires. Ce semi-conducteur est en lui-même un composant stable produit à partir de dérivés de l’exploitation minière du zinc et du cuivre ; il séquestre sans danger ces matériaux, dont les propriétés sans équivalent, servent à produire des modules photovoltaïques ultra-performants.

Lire la suite de l'article 


Autres actualités dans "Informations générales"

Salon des inventions de Genève: le Grand Prix attribué à une batterie pour voitures recyclable

Publié le 15 avril 2019 - 10:38

Le Grand Prix du 47e Salon international des inventions de Genève a été décerné à la société GRST Holding Limited de Hong Kong pour sa batterie pour voitures recyclable. Réalisée en lithium, cette batterie ne produit aucune pollution (...)

Ailleurs - Luxembourg - La déconstruction: un vivier de ressources

Publié le 15 avril 2019 - 09:55

Le démantèlement d’un bâtiment est souvent associé à la production de déchets et Schroeder & Associés entend bien changer cette vision. Avec la création d’un outil systématisant l’audit préalable à la déconstruction en collaboration (...)

Rétrospective Congrès Construction Durable «Design to perform» du 28 mars 2019 à Berne

Publié le 08 avril 2019 - 10:42

Dans le cadre du congrès construction durable de cette année, des intervenants de haut niveau issus de l'industrie, de la recherche et de l'administration publique ont abordé la question de la manière d’intégrer les besoins des utilis (...)


  • Publié le 10 juil. 2017 - 16:32 GMT
    par Rédaction|Genie.ch
    Vue 774 fois
 Photovoltaïque
 Recyclage
 Nouvelle filière
  fin de vie




Recherchez

Entrez votre propre mot-clé



Autres actualités